Lundi 6 août : Skogar - Thorsmork
03 sept. 2012C'est le grand jour ! Au revoir bus et civilisation. Bonjour nature ! Et en plus sous le soleil encore. Cette étape se fait en deux jours... quand on a réservé le refuge. Comme nous n'avons pas réservé, qu'il est complet et que le camping n'est pas possible à cet endroit là, nous ferons cela en une journée.
Nous prenons le temps de bien faire nos sacs, le décollage est un peu long. Avec l'eau, les sacs sont bien lourds. Il va falloir s'y faire.
Première difficulté : "grimper" en haut de la cascade. Pour une mise en jambe, on a vu mieux. Après, le sentier longe la rivière parsemée de nombreuses cascades. Les arrêts sont fréquents pour les photos mais aussi pour le règlage des sacs.
Nous marchons ensuite dans un champ de cendres. Comme toujours, les sentiers vont droit dans la pente. Le dénivellé va vite. Nous apercevons de chaque côté les deux glaciers Eyjafjallajokull et Myrdalsjokull sous lesquels se cachent les volcans Eyja (oui celui qui a bloqué le trafic aérien en 2010) et Katla.
Nous traversons des champs de neige, de glace, recouverts de cendres. Parfois le chemin disparait. Parfois, on se demande si l'épaisseur de neige ou de glace est suffisante. Heureusement les bâtons sont toujours là pour nous donner l'orientation. Par la suite, nous prendrons une bouffée de chaleur avec les pierres chaudes. Ca fume de partout. Vraiment incroyable.
Le paysage change tellement vite. C'est maintenant un désert de pierres devant nous. Nous rencontrons une islandaise, Andréa, qui fera un bout de chemin avec nous. Elle a 39 ans, est enseignante et travaille dans les refuges l'été, deux enfants de 18 et 21 ans et, bientôt grand-mère. Elle nous explique que c'est la norme en Islande : ils font leurs études, font construire leur maison et font des enfants en même temps. C'est aussi la norme de cumuler les emplois depuis la crise traversée en 2008 / 2009.
Un passage difficile se présente. Quelques chaines sont présentes pour sécuriser le chemin, mais c'est abrupte, glissant et pas très large. Avec les 20 kg sur le dos et la fatigue de la journée, ce n'est pas évident. Nous traversons ensuite une grande plaine désertique avant de retrouver de la verdure. Andréa nous laisse pour une pause repas. Nous continuons notre chemin. Le sentier est un peu délicat et vertigineux par endroit. Les jambes commencent à se faire sentir, les pieds aussi, ce qui rend les derniers kilomètres difficiles.
Arrivés en bas, il nous reste quelques centaines de mètres à parcourir pour rejoindre le camping. Ce seront les plus durs. La démarche n'est plus très assurée pour ma part.
Partis à 9h10, nous arrivons à 19h40. 25 km plus loin et 1250 mètres de dénivelé positif.
Montage du camp difficile, quelques étirements, les épaules sont bien endolories aussi. Trois ampoules sur chaque pied aussi.
Repas, dépoussièrage des affaires et de nous, et au dodo !